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Le peintre Marco, la pensée sous toutes ses couleurs

La Chine au présent         China Today      www.chinatoday.com.cn      April       2004

         Le peintre Marco, la pensée sous toutes ses couleurs

                               LOUISE CADIEUX et HU CHUNHUA                                                                            

Le peintre Marco, lors de l’entrevue.
Né en Italie, le peintre autodidacte Marco S. Mallamaci a installé son chevalet à Beijing depuis 1999, après avoir vécu dans différents pays. Intégration d’éléments symboliques, de références culturelles et de concepts philosophiques,  sa peinture a séduit le milieu chinois de la peinture par le puissant message social qu’elle veut livrer. Nous avons rencontré Marco (comme on l’appelle en Chine) afin de mieux connaître sa peinture et sa vie dans ce pays. Q : Pouvez-vous nous présenter brièvement votre cheminement de peintre?R :  C’est en Belgique que j’ai commencé à peindre vers 1983, alors que j’étais dans la trentaine. Au début des années 1980, en Italie, j’avais partagé pendant quelques mois l’appartement d’Eugenio Barra, un professeur aux Beaux-Arts, et le soir, en revenant de travailler, je le regardais peindre. Il faisait surtout des paysages. Il a été ma source d’inspiration. Depuis lors, la peinture est toujours restée ma passion.Q : Cet homme a été votre premier maître en quelque sorte?R : Non, je ne le considère pas comme tel, seulement comme mon inspiration. Je n’ai jamais suivi de cours de peinture; j’ai appris cet art dans les livres et par la pratique. Q : Quelle est votre façon de travailler?R : Je travaille très lentement, je laisse mûrir longtemps une idée, car j’aime que ma peinture livre un message. Et il faut que le contexte soit approprié, que je me sente inspiré, que la température soit agréable. Lorsque je me mets à l’œuvre, je laisse aller mon inspiration, de sorte qu’il m’arrive de changer complètement ce que j’avais prévu. Je ne peins environ qu’une seule toile en deux ans.

Le Général, œuvre de 1984.
Q : Comment qualifiez-vous votre peinture? Une école particulière vous a-t-elle influencé?R : Je me sens différent des autres et je n’appartiens à aucune école. Dans chacune de mes peintures, il y a beaucoup de philosophie de la vie, je tente toujours d’exprimer une idée profonde.Q : Et si vous nous présentiez quelques-unes de vos peintures…R : Bien sûr. Voici ma première, intitulée Le Général. Elle représente l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud sous le visage d’un général connu… Cette région a souvent subi des coups d’État qui ont été fomentés avec l’aide des États-Unis. Vous voyez les balles avec les signes de dollars? Et on peut distinguer le mot a-b-u-s, que l’on peut décliner dans bien des langues. Le sang coule partout…. Pour moi, cette peinture exprime l’opposition à quiconque (personne, pays ou régime) tente d’abuser les gens. Elle ne vise pas quelqu’un en particulier, elle a une symbolique universelle. Après avoir vu cette toile, un écrivain américain très connu m’a envoyé un courriel en me disant que le message de cette peinture est tellement fort que celle-ci pourrait faire la couverture d’un de ses livres. Lors d’expositions, des peintres, des professeurs et des étudiants en art m’ont fait part de la puissance d’évocation qu’ils ont sentie dans cette toile.Q : Et votre préférée?R : Difficile à dire. Tiens, celle-ci. L’Apocalypse. Tout est détruit, mais la couleur surgit de partout. Alors que je vivais à Bogota, un jeune garçon de 7 ans est venu chez moi avec son père. Il regardait mes toiles comme s’il avait été un critique d’art. Spontanément, il a choisi cette peinture comme sa préférée. Pour lui, c’était un endroit où il y avait eu la guerre et où tout avait été détruit. Il voyait même un hélicoptère, qui évidemment n’y est pas! Cette autre peinture (Marco indique la toile intitulée « Le Christ ») est celle qui a été la plus exigeante à faire. Tant sur le plan de la couleur que du trait. Ce Christ, il peut avoir le visage de quiconque…

Italia Berluschina, œuvre peinte en Chine en 2001, l’une des œuvres préférées de Marco.
Q : Y a-t-il un endroit dont vous rêvez pour peindre?R : Une île à moi tout seul! J’aimerais trouver un endroit calme, près de la mer. L’Italie, la Grèce, l’Espagne, la Chine…. Oui, pourquoi pas la Chine?  À Hainan, par exemple. Beijing c’est trop froid l’hiver, et trop chaud l’été. Mais j’aime beaucoup la Chine, et les Chinois m’aiment bien.Q : Avez-vous des toiles qui ont été peintes en Chine?R. : Justement celle-ci, une de mes préférées. Son titre est Italia Berluschina. Cette peinture se découvre sous diverses facettes. On peut y voir, sans penser à rien d’autre, l’Italie de la volupté, l’endroit où l’on mange et où l’on boit; la Sardaigne et la Sicile sont d’ailleurs représentées comme une bouteille de vin et un fruit. Mais c’est aussi l’Italie de Berlusconi, l’Italie sous Berlusconi, l’Italie qui ploie…Q : Vous êtes en Chine depuis quatre ans déjà; la Chine vous inspire-t-elle?R. : Oui, mais cela me demande du temps pour transposer cette Chine sur la toile. Ce qui m’attire surtout, ce sont les gens de condition modeste. Ils dégagent une telle joie de vivre! On est riche, mais bien souvent malheureux, alors qu’eux…. Ces gens sont très inspirants.

L’Apocalypse, œuvre de 1987.
Q : Vous initiez-vous à la peinture traditionnelle chinoise?R :  Je ne l’ai pas étudiée, mais j’aime l’admirer. Je trouve la calligraphie un peu difficile à saisir, car les caractères chinois me sont étrangers.  Ce que j’aime surtout, ce sont les peintures chinoises qui décrivent la vie. La peinture shan shui (montagne et eau, peinture de paysages) m’attire aussi,  mais celle des grands maîtres, pour leur maîtrise technique.Q : Avez-vous tenu des expositions de vos œuvres en Chine?R : En 2003, j’ai participé à deux expositions internationales d’art, celle de Beijing et celle du Guangdong. Cela m’a permis d’y rencontrer bon nombre d’artistes chinois et d’échanger avec eux. Prochainement, je vais probablement tenir une exposition dans un hôtel à Beijing.

Durant ces expositions, les œuvres de Marco ont été fort remarquées. Entre autres, il a été élu par le magazine « Mingjia. Beijing » comme l’un des meilleurs artistes étrangers en Chine. Et dans une dédicace, on peut lire : « Peintre contemporain remarquable. La peinture italienne a trouvé un héritier. »

 


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